Entropie glasses

Maitrise où incohérence ?​

L’entropie représente la quantité de désordre universelle. Elle ne peut que croître. C’est une donnée physique et mesurable. Une loi de la nature qui représente la dégradation de l’énergie dans le temps. Franchement, cette notion n’est pas des plus abordables au premier abord.

Actuellement, la manière que nous avons d’estimer la performance énergétique sur les bâtiments repose sur l’augmentation sensible du nombre d’hypothèses, et cela, depuis plus de 50 ans. Autrement dit, de RT en RE (réglementation thermique ou environnementale), les caractéristiques techniques que l’on évalue dans ces études sont toujours de plus en plus compliquées. Et donc pour les traduire, les composants des bâtiments comportent de plus en plus de chiffres et sont toujours plus nombreux. Cela entraîne donc toujours plus d’explications et de temps d’analyse.

Alors comment résonner correctement dans ce monde où il n’est pas possible de tout lire où de tout savoir ?

En effet, il existe un moment où face à la quantité de données disponible qu’il est possible d’étudier, d’analyser où de discuter correctement, on peut se perdre. Rien que dans une simulation thermique dynamique par exemple. Il y a tellement de données qu’il est possible de maîtriser qu’il faut d’abord s’accorder sur les simulations que l’on effectue. Voir de savoir à l’avance ce que l’on cherche à produire.

Je pense que c’est également pour cela que les personnes qui travaillent sur les réglementations thermiques mettent en avant des paramètres adimensionnel comme le Bbio ainsi que des exigences de moyens. Elles permettent de s’abstenir de toute unité scientifique. Elle valide ainsi dans leur globalité un ensemble de composants a priori incompatibles entre eux. Pour éviter que l’on bidouiller ces calculs et de cette manière, c’est soit disant plus équitable pour tout le monde.

Par exemple, vous ne pouvez pas comparer une valeur de transmission thermique de fenêtre avec le COP (coefficient de performance) d’une pompe à chaleur. Tout simplement car leurs unités n’ont rien à voir entre eux. Pourtant, pris séparément, ces éléments collent plus ou moins a la réalité, et possèdent des grandeurs physiques et mesurables. Un coefficient Bbio, ne peut pas se mesurer.

Face à la quantité, la qualité est nécessaire​

Travailler sur ce genre de logiciel est un métier à part entière. Un peu à la façon d’un outil de dessin sur ordinateur, comme Photoshop ou AutoCAD. Vous ne vous improvisez pas dessinateur à la va-vite !

En général, pour appréhender ces outils, il est souvent nécessaire de faire des initiations, voir des formations d’approfondissement. Dans les cas courants, cela demande de pratiquer. On estime qu’il faut passer plus de six mois à temps plein sur ce genre d’outils pour réussir à appréhender une once de leur possibilité, mais effectivement, ça peut être plus…

Cela parce que savoir toutes les commandes par cœur vous simplifie la vie, et connaître les possibilités qu’un outil vous donne, vous apporte une vision globale des choses.

Car si vous ne savez pas que ça existe, vous pouvez passer un temps fou à faire ce que vous souhaitez. À tester les différentes configurations. Et souvent, il n’y a pas d’autres alternatives que d’apprendre, d’essayer ou de tester pour voir si ça fonctionne comme vous le voulez. Les gestes doivent être précis, maîtrisés, distincts les uns des autres.

En effet, pour vous faire un avis, que ce soit sur un logiciel de dessin où dans la vraie vie, pour comparer correctement les choses vous n’avez pas le choix que de les évaluer, de les éprouver les unes par rapport aux autres. Éventuellement, de discuter avec des confrères qui se sont déjà posé la même question que vous.

Dans les simulations thermiques, ce n’est qu’en procédant, calcul par calcul que vous pouvez espérer trouver un résultat qui vous convienne. Une méthode pas à pas qui demande de l’investissement profond.

Enfin, si on ne pratique pas, plus ou moins régulièrement, il est possible d’oublier, voire de perdre en efficacité.

Des limites sont grossières et visibles​

Mais comme tous les outils, ils ont leurs propres limites. Une simulation dynamique, ne permet pas de connaître certaines évolutions précises, comme par exemple, avoir plusieurs points de température dans un local. Où de visualiser l’évolution des phénomènes par seconde, le pas de temps des calculs est en général celui de l’heure.

Ça se comprend, ce n’est pas le but de ce logiciel, et d’ailleurs, ça n’a aucun intérêt, si ce n’est que d’augmenter sensiblement la durée des calculs et donc la ressource temporelle. Nous sommes contraints de les imaginer (stratification, mouvements d’air légers, ouvertures…).

Encore de l’entropie, de plus, bien souvent elle est impossible à prévoir.

C’est alors, en connaissance des règles de la physique élémentaire, vous savez que ça existe. Et en fonction de votre propre ressenti, il est possible de borner ces singularités.

Aux commandes, c’est toujours un humain, pas un ordinateur ! Dans un outil de STD, c’est lui qui choisit les simulations pertinentes à effectuer pour démontrer ce qu’il souhaite.

L’intelligence utilise forcément les deux côtés de notre cerveau, en même temps : la rationalité, et la créativité ; l’esprit critique et l’ouverture d’esprit.

Thermicien est un métier qui permet de répondre à des besoins en fonction de différentes contraintes, beaucoup de contraintes. En général, la finalité est d’apporter une la bonne température et d’assurer cela par la juste puissance énergétique émise dans l’espace-temps. Cela en fonction des matériaux, des volumes, et surtout des sensibilités thermiques que souhaites vivre le client, ne l’oublions pas.

Agir sur l’ambiance d’un local commence souvent par sa température. C’est une donnée qui s’est affinée au cours de l’évolution du monde vivant. Et ça a démarré dans les océans, il y a des milliers d’années. En effet, ce milieu constant offrait une possibilité de développement incommensurable.

Hors la loi et sensibilité​

Le masque et le loup

Le thermicien est d’abord une personne qui, au cours de sa formation, à étudié les phénomènes de transferts thermiques et énergétiques. Il connaît les possibilités que permet la matière et applique les méthodes de la physique élémentaire. Cela au moyen des découvertes scientifiques effectuées à travers le temps. Cela ne dépend pas d’une quelconque affiliation ou d’une influence commerciale venant d’un improbable lobbying, puisque ce en quoi il croit, il doit le dire et le défendre avec une profonde clairvoyance et une lucidité à toute épreuve.

Il ne comprend donc pas pourquoi les méthodes réglementaires ne fonctionnent pas puisqu’elles émanent de l’état. Certainement, car il est plongé dedans depuis bien trop longtemps. Que résoudre une problématique d’état, n’est pas forcément la même chose qu’une problématique que se pose un particulier.

Au temps dire que notre univers actuel n’est pas vraiment organisé pour répondre à cela. Tout simplement parce que notre mode de réflexion stagnant sur des réflexions conventionnelles n’apporte pas de solutions concrètes aux interrogations que se posent les gens, les associations voir les gouvernements. Et donc pour vous apporter de vraies réponses, cela demande d’aller contre les réglementations en vigueur.

Cela nous conduit à maîtriser des échelles de poids. Comme dans une construction isolée, le problème en hiver n’est plus la chaleur, mais le confort (il restera toujours un besoin de chaleur, quoi qu’on fasse ! Même les murs sont isolés avec 1 mètre d’épaisseur).

S’intéresser à la thermique de l’humain devient un impératif. Elle ne peut se propager que dans la subjectivité de chacun. Cela, entrainant encore une augmentation du nombre de paramètres qu’il est possible d’exploiter.

Ça aussi, c’est de l’entropie, et c’est d’ailleurs pour cela que le nombre d’avis traitant de ce qu’il faudrait faire pour qu’une transition énergétique se passe bien est en constante augmentation. Chacun souhaitant donner son point de vue sans forcément apporter de réponses concrètes. Peut-être que cela vous étonnera sûrement, mais il s’agit en réalité de bien-être.

Une plongée dans la conscience​

Qu’est-ce qu’une température ?

C’est une valeur qui vous indique la quantité de mouvement des atomes, d’un gaz, d’un liquide ou d’un solide.

Mais dans le monde réel, jusqu’à quelle précision peut on aller ? Jusqu’à combien de chiffres après la virgule peut-elle être définie ? Probablement une infinité.

Quand on applique la thermique du bâtiment, souvenez-vous qu’il y a des variations que vous ne pouvez déceler tellement elle sont infimes. C’est ce qui vous rapproche le plus d’un compromis sur le confort que vous pouvez tolérer. Il ne dépend pas de la température qu’il fait, mais probablement de la quantité de données que vous pouvez intégrer.

Nous en revenons aux ordres de grandeur. En définitive, il vous faut un repère, un cap, c’est ce que l’énergie réelle nous enseigne. Nous essayons de la caractériser, pourtant, elle nous échappe, toujours. Nous essayons de la préciser, et elle repousse ses limites. Il est impossible de la prévoir, cependant, on peut la borner. Elle nous fixe une direction.

Donc, dans l’hypothèse où vous ne réfléchissez plus à votre confort, vous augmentez votre tolérance au monde extérieur et par conséquent, vous réduisez votre besoin énergétique. Cela en augmentant non pas l’entropie extérieure, mais celle de votre conscience, celle liée à votre imagination.

C’est en cela qu’une transition énergétique amène à un changement d’une autre nature. Elle nous conduit toujours à repenser l’instant présent, pas à vivre au futur.

Avons-nous le choix, probablement pas. Avons-nous une réponse à ce fonctionnement, probablement pas aujourd’hui. Mais c’est certainement en se libérant des études qui ne servent à rien, qu’il vous sera possible de trouver les réponses que vous cherchez actuellement sur l’énergie.

Si vous souhaitez en discuter, je suis bien sûr à votre disposition pour vous aider.

On peut donc se demander certainement jusqu’où cela nous conduira puisque cela nous amène à questionner notre rapport à la technologie du monde moderne.

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