Un déménagement, c’est souvent une aventure. Changer de maison, changer d’appartement, de ville voir de pays. Et pourquoi pas changer de terrain ? Pour les voyageurs nomades, c’est un luxe qui laisse entrevoir la possibilité du choix. Une liberté qui donne aussi du fil à retordre lorsqu’il s’agit de prévoir une date.
Vous serez d’accord avec moi, si je vous disais que ça demande une certaine préparation. Parce qu’en général plus on possède d’affaire, plus la tâche s’avère compliquée, la demande en cartons s’agrandit et le voyage s’alourdit. Il est évident que déplacer tout son bazar demande une certaine quantité d’énergie. À moins de se balader avec sa maison sur son dos. Connaître et organiser cet événement demande avant tout de la préparation pour être efficace le jour J.
Prévoir, savoir ou on va, estimer la disponibilité, tout cela demande une certaine précision des ordres de grandeur. Tout le monde évoque les limites planétaires, mais très peu de gens évoquent les vraies limites que nous possédons en tant qu’homme ou femme. Dans certains cas, la simulation sur logiciel n’a aucun intérêt pour ce qui nous concerne. Vous pouvez trouver que c’est facile dit comme ça, or, ça demande pourtant un peu de jugeote. C’est ce que nous allons voir dans ce texte.
La limite capacitive
Une chambre étudiante déjà meublée ne pose à priori pas de problème particulier, tout est déjà là, compris dans le loyer. Pourtant, avec le temps, nous accumulons des tas d’objets, certaines sont utiles, d’autres moins. Effectivement, s’il vous arrive de déménager régulièrement, vous pouvez vous rendre compte de la difficulté que représente cette aventure.
Je ne vous parle pas des démarches administratives, toutes les paperasses bureaucratique en amont ou en aval du déménagement. Contacter les différents fournisseurs pour régulariser les abonnements. Informer le service postal pour rediriger son courrier sur une certaine période. Lorsque notre futur logement n’a pas encore d’adresse, je ne vous raconte pas…
Pour certaines personnes, un déménagement est souvent un chamboulement profond. La perte de repère y est conséquente, effectivement, en fonction de l’âge, ça peut être un traumatisme important. Le premier voyage de notre vie demande quand même de sortir du ventre de notre mère, c’est un sacré challenge pour le fœtus, mais surtout pour la maman ! Alors pour beaucoup, c’est l’occasion de démarrer une nouvelle aventure.
D’autant plus qu’il est certain que si l’espace est déjà occupé, c’est plus compliquer de s’y installer.

D’ailleurs, à propos du réchauffement climatique, tout le monde à l’air de dire que le système n’a pas de limite. En voici une qui permet au moins de s’accorder et de mettre tout le monde d’accord… Tout le monde sait que plus vite que la lumière, cela n’existe pas. Sauf si vous ne savez pas.
Une seule visite, satisfaction impossible
Alors, j’aimerais qu’il soit exposé sud, avec une belle terrasse, une vue sympa sur l’horizon, un séjour permettant de recevoir 15 personnes en soirée. Avec deux chambres et une suite parentale, un bureau permettant d’exercer un travail, une salle de jeux pour les enfants…
Lorsqu’on visite un appartement, nous passons peut-être 15 minutes accompagnés d’un agent immobilier à estimer un bien. Je ne sais pas pour vous, mais ça demande tout de même d’avoir une sacré imagination. Car ce petit quart d’heure va bien souvent déterminer les choix que nous ferons plus tard sur plusieurs mois ou plusieurs années. Ces choix sont bien entendu ceux de nos consommations, alimentaires, ressources énergétiques, accès aux centres de cultures ou de loisir…
Savez-vous où se trouve l’épicerie la plus proche ? Y a-t-il une boulangerie à côté ? Comment est desservie l’habitation par des moyens de transport en commun ?
Tant de questions qu’il est possible d’évoquer avec l’agent ou le propriétaire lui-même. Il peut tout à fait vous répondre pour vous satisfaire. Pourtant, il s’agit de son interprétation à lui, et non la vôtre. Et si ça ne vous plaît pas, il faudra sûrement faire des concessions.
Le choix de l’action
Si vous ne prenez pas de décision tout de suite, alors tan-pis pour vous. Il y a une liste d’attente longue comme le bras qui patiente après vous. Si vous ne signez pas de suite, vous laissez l’opportunité à d’autres d’emménager à votre place. L’objectif d’un propriétaire-bailleur est quand même de louer son bien, celui d’un vendeur est de vendre, et peu importe à qui.
Il est bien évident que nos souhaits en matière de logement peuvent être précis, pourtant, on doit toujours se contenter de ce qu’on a. Si le logement est pourris, mal isolé, qu’on entend le bruit de pas du voisin. Vous pourrez toujours vous plaindre, pourtant, il s’agit d’un choix que vous avez décidé durant cette visite. Il ne s’agit pas forcément de votre faute, mais ça porte forcément une certaine influence sur les relations.
Certes, lorsque le bien est légèrement plus important, il est tout à fait possible de faire plusieurs visites, voir des contre-visites. Mais tenter d’imaginer ou arrivera à le soleil dans le salon en hiver alors que vous visitez en juillet est quasi-mission impossible. Pourtant, ça se calcule, mais ça demande du temps. Alors autant le vivre.

Où est stocké l’essentiel ?
En général, lorsqu’on a trouvé un endroit qui nous plaît, c’est pour l’attrait qu’on y porte, les activités qu’il y a autour ou encore les commerces à proximités. À moins que ce soit la nature à perte de vue ou le climat qu’il y règne tout au long de l’année. Rappelons que ça dépend toujours des goûts de chacun.
Je ne sais pas pour vous, mais lorsqu’un déménagement est prévu, on commence par faire des cartons. Et stocker toutes ces choses, c’est ça qui reste délicat dans le bâtiment, car une pièce remplie de carton, ça donne souvent une pièce non-fonctionnelle. Alors vous imaginez stocker des bâtiments entiers ???
Hein !
Il est donc certains que trouver un endroit plaisant pour tout le monde demande une certaine maîtrise de l’espace. D’autant plus que dans le monde de la construction, nous ne fonctionnons jamais avec des stocks de matière première, ils se trouvent dans la nature à l’état brut. Ensuite, ils sont raffinés, ça demande tout un processus de transformation. Alors, s’il y a toujours de la demande, est-ce que ça nécessite de savoir pourquoi ?
Heureusement que la nature ne dépendra jamais d’une personne ni d’un parti politique. Elle est nettement plus subtile que ce qui se joue dans les calculs énergétiques. Et bien plus profond que de posséder des panneaux solaires. Si la réflexion est bornée, le combat économique s’oriente naturellement vers une autre type de transmission. Entre les hommes et les femmes, la possibilité de créer une ambiance ou d’apporter de la confiance à tout niveau, ça demande aussi d’intervenir avec n’importe quelle force vive.
Après l’effort, vive le réconfort
En général, ce que demandent vos proches, vos amis ce n’est pas une rémunération comme les autres. Déplacez les affaires des autres, ça ne demande pas forcément de se poser de questions. Et pour aller plus vite, un déménagement est l’occasion de rameuter quelques paires de bras. Il est évident que si vous cherchez de la rapidité, la force du nombre démultiplie vos capacités. Quand il n’y a plus rien qui tienne, plus aucun meuble qui ne permette de poser quoi que ce soit, une bouffe sur le pouce, c’est la moindre de l’hospitalité.
Et puis après des empilements de cartons sans aucune autre pensée que celle de déplacer des affaires, vous vous retrouvez avec des pièces vides et peu fonctionnelles. Une aventure qui se solde aussi par apéro improvisé, c’est qu’on fait au plus court. Ce n’est pas vraiment le moment d’aller faire des courses. Ce pack de bière à partager fera très bien l’affaire, sans aucun autre choix du breuvage, voici de quoi papoter des futurs aménagements…

Une aide collective naturellement bienvenu, mais qui possède aussi ses propres limites lorsqu’il s’agit d’explorer les vraies choses de la vie.
Que faut-il en conclure ?
Il y a de quoi se marrer en découvrant la précarité de notre monde vivant, de la manière dont nous apprenons, la façon dont elles sont perçues, et la manière de poser le cadre et des contraintes, par exemple celles d’un l’état. Face à ça, l’évolution et la nature ne reposent pas vraiment sur une telle organisation.
Si vous êtes un homme ou une femme, c’est différent. Mais dans les deux cas, le temps vous joue des tours en composant avec l’aléatoire de vos sens et de votre plaisir. Ainsi, votre responsabilité laisse entrevoir la relativité des priorités, la vôtre ou de celle des autres.
Évidement avec du mimétisme, ça peut évoluer au cours d’une vie. Mais composer avec les envies des partenaires est certainement ce qu’il y a de plus délicat. Surtout lorsqu’il s’agit de faire coïncider cette perception à l’environnement. Cela revient à dire que la nature, elle est comme ça et pas autrement, de même que pour nous autres les humains, nous fonctionnons ainsi à difficile de faire différemment. Nous nous laissons donc bercer d’illusion d’une telle une contemplation sans pouvoir rien faire d’autre que de transmettre des paquets de données.



