Chapitre 1 · Découvrir la valeur

Une association, mille façons de contribuer

Comment participer à une même aventure sans avoir tous le même métier, les mêmes besoins ou les mêmes moyens ?

Je me suis retrouvé confronté à un problème administratif : l’ampleur ou la nature de certaines prestations que je pouvais proposer ne rentrait pas facilement dans les cadres prévus par l’administration, les assurances ou les institutions (et même ma propre entreprise !).

Pour pouvoir explorer ces possibilités et diffuser certaines connaissance, j’ai dû trouver un autre cadre et créer un lien avec une association pour compléter mon activité de bureau d’étude. Je suis entrepreneur salarié d’une coopérative dans le bâtiment.

Une association peut être davantage qu’une structure qui rassemble des personnes. Elle peut devenir un point d’appui : un endroit où les connaissances circulent, où les compétences se rencontrent et où chacun peut trouver certaines des ressources dont il a besoin.

L’idée n’est pas que tout le monde fasse forcément la même chose, mais que nos activités puissent se compléter. Encore faut-il disposer de quelques repères communs sur ce que nous apportons ou ce que nous pouvons partager.

Certains apportent du temps, d’autres des connaissances, des outils, des idées ou des moyens matériels. D’autres encore contribuent à rendre ces ressources accessibles. Les rôles ne sont pas figés : une même personne peut être tour à tour contributrice, utilisatrice et passeuse.

Le commun n’est pas un libre-service. Mais il n’est pas non plus une réserve dont l’accès serait limité à ceux qui possèdent déjà le plus.

Il repose sur une recherche d’équilibre : rendre les ressources accessibles, comprendre les besoins et permettre au collectif de durer.

Pour cela, nous devons pouvoir observer ce qui circule et ce que nos pratiques produisent. Les données peuvent nous aider à mieux comprendre ces échanges, à condition de les utiliser avec honnêteté et de ne pas leur faire dire plus qu’elles ne montrent.

Il ne s’agit pas de prétendre que chacun sera toujours parfaitement sobre. Il s’agit de construire un cadre dans lequel nos usages deviennent plus lisibles, où les déséquilibres peuvent être discutés et où chacun peut contribuer à améliorer le fonctionnement commun.

La valeur ne se trouve donc pas seulement dans ce que nous possédons, mais aussi dans ce que nous entraînons et dans les réactions que nous mettons en œuvre.

Avec mon épouse, nous avons créé l’association LA CASCADE pour mettre en œuvre le cadre de cette démarche, transmettre ce que nous apprenons et continuer à progresser ensemble.

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