Bien plus qu’une philosophie

Cinq piliers, quelques balles et beaucoup de questions.

Quelque soit l’objet lancée en l’air, il finira par retomber. Ça, on sait faire.

On peut calculer sa trajectoire, estimer son point de chute et multiplier les hypothèses. Mais saura-t-on pour autant si elle sera rattrapée ? Et surtout, qu’est-ce qui nous pousse à la lancer une nouvelle fois ?

Depuis plus de vingt-cinq ans, je jongle avec toutes sortes d’objets. Sans avoir forcément besoin de justifier pourquoi. C’est une pratique simple, accessible à tous, qui nous ramène à l’essentiel : expérimenter, observer, rater, recommencer et parfois simplement rire.

La gravité est une valeur qui n’existe pas dans les outils de calculs moderne, et pour cause, si vous cherchez à la caractériser, elle vous rapproche du temps présent. Nous la prenons comme repère solide pour transmettre une manière d’explorer notre rapport au monde, cela à travers cinq piliers :

  • Un jeu, pour essayer sans toujours chercher une raison.
  • Une science, pour comprendre les phénomènes et en mesurer les ordres de grandeur.
  • Un art, pour transformer un geste en expression.
  • Une croyance, pour accueillir l’incertitude et faire confiance sans connaître l’avenir.
  • Un sport, pour apprendre par le corps, répéter et progresser.

L’environnement, une relation à entretenir

La gravité relie ces cinq dimensions. Elle impose ses conditions sans nous dicter ce que nous allons en faire. Une balle est en l’air, l’instant est là, et la suite reste à vivre. C’est autre chose que de l’abstrait, comme un point d’ancrage que vous ne pouvez franchir sans le savoir !

Nos outils numériques permettent de calculer, de simuler et d’anticiper. Ils sont précieux, mais une représentation ne remplace pas l’expérience. On peut passer beaucoup de temps à chercher à tout prévoir ; parfois, mieux vaut lancer quelques balles, partager un bon repas ou même péter un coup !

Il n’est pas nécessaire de tout expliquer pour donner du sens à ce que l’on fait. L’important est peut-être de savoir distinguer ce que l’on connaît, ce que l’on imagine et ce que l’on découvre en chemin.

Comprendre le monde, oui. Mais surtout, ne pas oublier d’y vivre.

La porte de l’espace et du temps

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