Le débit Bbio un paramètre non négligeable

La ventilation comment ?

A l’époque où j’écris cet article, cela fait maintenant 36 ans que cet arrêté réglementaire a été publié. C’est actuellement une référence, voir le seul document officiel traitant de la qualité de l’air intérieure des bâtiments.

L’être humain passe la plupart de son temps à l’intérieur des locaux. Il respire, il cuisine, il utilise des appareils de combustion ou d’hygiène. Ces locaux sont donc pollués et doivent être ventilés correctement. Ça assure du confort, de la pérennité ou une sécurité du bâti.

Deux grands principes sont à retenir pour la conception de la ventilation. Les bâtiments d’habitation, et les bâtiments tertiaires ou recevant du public.

Cet article est principalement consacré aux bâtiments d’habitations, mais les grandes lignes sont similaires et des analogies peuvent être faites dans les bâtiments tertiaires.

Le confort des occupants est déterminé par l’hygrométrie du milieu et la bonne qualité de l’air, c’est donc un air qu’il faut traiter. Les textes réglementaires définissent les débits à installer dans chaque local en fonction de la typologie du logement.

La qualité de l'air

Pour réaliser des économies d’énergies, les bâtiments sont de plus en plus étanches à l’air. Le simple fait que nous respirons, nous rejetons du gaz carbonique. Or, sans renouvellement d’air, au bout d’un certain temps passé dans un local parfaitement étanche, nous finirons par avoir mal à la tête, le manque d’oxygène se ferait sentir.

Nous dégageons également des odeurs ou de l’humidité lors de nos activités. Dans les pièces que nous utilisons, nous avons des services qui peuvent être amenés à ventiler les pièces pour évacuer les pollutions (sanitaires, cuisine, buanderie, entrée…).

Certains logements sont équipés d’appareils de combustion générant du chauffage et/ou de l’eau chaude sanitaire. La ventilation joue le rôle de gestion pour l’air comburant, elle assure alors le bon fonctionnement des appareils. Le renouvellement d’air contribue également à la sécurité en cas d’évacuation de gaz toxique.

Plus grave, dans certains cas, le manque de renouvellement d’air des pièces peu conduire à des températures surfaciques de paroi très basses permettant une hygrométrie élevée de la couche de surface. Cela entraîne des désordres d’humidité, rendant des zones favorable pour le développement des bactéries. C’est le cas lorsque l’on rencontre un pont thermique de structure ou sur certaines configurations de mise en œuvre des menuiseries. Une ventilation bien conçue permet donc d’éviter ce genre de désagrément.

Assurer le confort à tout niveau

La ventilation d’un bâtiment doit être dimensionnée pour respecter les contraintes acoustiques en vigueur. L’installation doit être silencieuse. On procédera au besoin à l’installation de silencieux entre les pièces ou au niveau des centrales limitant la communication des bruits dans le réseau.

L’emplacement des ventilateurs doit être choisi avec précaution pour ne pas gêner les occupants. Il doit être correctement installé de façon à ne pas faire résonner la structure. Les organes de diffusion et d’extraction d’air doivent être correctement dimensionnés de façon à balayer les espaces de façon homogène.

Le terme de VMC signifie ventilation mécanique contrôlé, néanmoins, on ne se rends compte de plus en plus qu’en fait nous ne contrôlons pas grand choses.

 

Un calibrage délicat

Tout commence en phase de conception ou les espaces sont dessinés par l’architecte. Des volumes sont intégrés au bâti assure des fonctions de vie de tous les jours ou des espaces nocturnes. Des appareils de chauffage ou sanitaires seront implantés dans ces espaces.

L’arrêté de 1982 estime certains débits d’extraction qu’il faudra assurer dans les pièces polluées.

Le rôle du concepteur est donc d’assurer la bonne circulation de l’air dans chacune des pièces. Il devra correctement dimensionner les diffuseurs et bouches d’extraction, assurer le bon cheminement de l’air entre les pièces à travers un détalonnement des portes.

Dans le cas de ventilation simple flux, il faut veiller à la bonne implantation des entrées d’air, surtout si elles sont hygroréglables. Une entrée d’air hygroréglable placée dans le linteau d’une fenêtre avec un radiateur en allège fonctionnera de façon médiocre en période de chauffage, car elle sera soumise à une concentration de chaleur ponctuelle.

Éviter les pertes de charges inutiles telle que des coudes, ou des croisements des gaines. Les pertes de charge singulières peuvent induire une surconsommation des moteurs. Éviter également, les courts-circuits aérauliques à travers les portes ou les entrées d’air qui ne permettent pas une bonne circulation de l’air.

Les tests effectués dans des maisons individuelles ou logements collectifs sont rarement très précis au m3/h près. Les débits d’air peuvent varier dans le temps selon la configuration du réseau. C’est un travail délicat du ventiliste que d’assurer le bon réglage des bouches de ventilation. Lorsqu’une bouche est réglée, elle peut en dérégler une autre.

Découvrez la calculette de débit

Ce tableur permet d’estimer les débits d’un logement en fonction de sa typologie et de l’équipement. Il sensibilise l’utilisateur à la conception d’une installation de ventilation dans un logement.

Le calcul du débit réglementaire est effectué en fonction de la configuration du logement. C’est sur cette base qu’est calculé le débit de la réglementation thermique RT 2012.

Plus le débit est important, plus la consommation énergétique du logement sera élevée. Ainsi, nous pouvons vérifier l’ajout d’une pièce humide dans un logement ou une salle de bain supplémentaire.

Ce débit sera donc pondéré dans le calcul réglementaire par la configuration du bâtiment (surfaces). Les débits retrouvés peuvent être utilisés pour calculer le taux de renouvellement d’air du logement, ou par occupants en fonction du nombre de personnes dans le logement.

Le débit Bbio un paramètre non négligeable

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